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canifind

2026-09-15

Prévenir les maladies courantes du chien

Vaccination, vermifuge, détartrage et signaux d'alerte : les repères pratiques pour prévenir les maladies courantes du chien au quotidien.

La prévention des maladies courantes du chien repose sur trois piliers : la vaccination décidée avec le vétérinaire, un antiparasitaire interne et externe suivi dans le temps, et une observation régulière du chien pour repérer tôt les signes qui justifient une consultation. Aucun de ces trois points ne remplace les deux autres, et c'est leur combinaison qui limite le risque d'infection et de complication.

Quelles maladies infectieuses surveiller ?

Les maladies infectieuses du chien se répartissent en deux familles : celles contre lesquelles la vaccination protège directement, et celles qui se préviennent surtout par l'hygiène et la lutte contre les parasites.

Du côté des maladies couvertes par la vaccination, on trouve la maladie de Carré, l'hépatite de Rubarth, la parvovirose, la leptospirose et la rage selon le contexte réglementaire et le risque d'exposition. La parvovirose touche surtout le chiot et se manifeste par des vomissements, une diarrhée souvent hémorragique et un abattement marqué. La leptospirose, transmise par les urines de rongeurs et l'eau souillée, atteint le foie et les reins. La toux du chenil, due à plusieurs agents dont le virus parainfluenza et la bactérie Bordetella bronchiseptica, circule dans les lieux où les chiens se croisent : pensions, dressage, expositions.

Du côté des maladies non couvertes par un vaccin de routine, la piroplasmose occupe une place importante en France. Elle est transmise par les tiques et provoque fièvre, abattement, urines foncées et parfois anémie. La prévention passe ici par un antiparasitaire externe adapté et par un retrait des tiques après chaque sortie en zone boisée ou herbeuse.

Pour replacer chaque maladie dans son contexte, les fiches consacrées aux maladies courantes du chien détaillent les modes de transmission, les symptômes et les points à surveiller entre deux visites.

Quand vermifuger et détartrer son chien ?

Le vermifuge et le détartrage répondent à deux logiques différentes : l'un cible des parasites internes, l'autre l'accumulation de plaque sur les dents.

Pour le vermifuge, la fréquence dépend de l'âge et du mode de vie. Chez le chiot, un traitement est généralement mis en place dès les premières semaines, puis répété jusqu'à l'âge de six mois environ selon le protocole du vétérinaire. Chez l'adulte, la fréquence usuelle se situe entre une et quatre fois par an. Un chien qui mange des proies, fréquente des zones humides ou vit avec de jeunes enfants se situe plutôt dans le haut de cette fourchette. Le vermifuge traite les vers ronds et les vers plats, dont le ténia et l'ascaris, et certains de ces parasites présentent un risque pour l'humain.

Pour les antiparasitaires externes, la logique est saisonnière dans la plupart des régions : la période d'activité des tiques et des puces s'étend du printemps à l'automne, avec des variations selon le climat. Un traitement mensuel ou trimestriel, en spot-on, en comprimé ou en collier, couvre généralement cette période. Il est utile de vérifier le spectre du produit : certains couvrent les puces et les tiques, d'autres y ajoutent les poux ou les acariens responsables de la gale.

Pour le détartrage, il n'existe pas de calendrier universel. Le tartre se dépose progressivement et son rythme dépend de l'alimentation, de la race et de la génétique. Les signes qui poussent à faire examiner la bouche sont une haleine marquée, un dépôt jaune ou brun visible sur les dents, des gencives rouges et un chien qui mâche d'un seul côté. Un détartrage sous anesthésie se décide avec le vétérinaire, souvent après plusieurs années sans soin dentaire. Entre deux détartrages, le brossage régulier avec un dentifrice canin et des os à mâcher adaptés ralentissent le dépôt.

Quels signaux doivent alerter ?

Un chien ne dit pas qu'il a mal. Ce sont les changements de comportement et les écarts par rapport à ses habitudes qui donnent l'alerte.

Les signes généraux qui justifient un appel au vétérinaire dans la journée sont un abattement inhabituel, une perte d'appétit qui dure plus de vingt-quatre heures, une fièvre, des vomissements répétés ou une diarrhée avec du sang. Une boiterie qui persiste au-delà de quelques heures, un chien qui ne pose plus une patte ou qui gémit au lever méritent aussi un avis.

Certains signes respiratoires ou cardiaques doivent faire consulter sans attendre : une toux qui dure, un essoufflement au repos, une respiration rapide alors que le chien est calme, des muqueuses pâles ou bleutées. Chez les races à poitrine profonde, un abdomen qui se gonfle brutalement avec des tentatives de vomissement sans résultat évoque un retournement d'estomac, qui est une urgence.

Les signes urinaires et digestifs comptent aussi : urines très foncées ou teintées de sang, difficulté à uriner, selles molles qui persistent plus de deux jours, constipation marquée, ou encore une soif anormalement importante. Chez le chien âgé, une prise de poids ou une perte de poids inexpliquée, une intolérance à l'effort ou un changement de comportement peuvent orienter vers un trouble hormonal ou métabolique.

Enfin, les signes liés à la chaleur et à l'environnement sont à connaître : halètement intense, salivation abondante, démarche mal assurée et gencives rouges évoquent un coup de chaleur, qui demande un refroidissement progressif et un avis vétérinaire rapide.

Comment organiser le suivi sur l'année

Un suivi simple tient en quelques rendez-vous et quelques gestes réguliers.

Une visite annuelle permet de faire le point sur le poids, les dents, le cœur, les oreilles et de mettre à jour la vaccination. C'est aussi le moment de vérifier le protocole antiparasitaire en fonction des sorties prévues et des voyages éventuels.

Entre deux visites, quelques gestes s'installent dans la routine : inspecter le pelage après les sorties en zone à tiques, regarder les oreilles une fois par semaine, vérifier l'état des griffes, et noter les changements observés. Un carnet ou une note sur le téléphone avec les dates de traitement évite les oublis et facilite l'échange avec le vétérinaire.

La prévention ne supprime pas le risque, elle le réduit et elle permet de repérer plus tôt. Un chien vacciné, traité contre les parasites et observé régulièrement a statistiquement moins de chances de développer une forme grave, et les écarts sont pris en charge plus vite.

Le test de compatibilité donne un premier classement. Les fiches races détaillent ensuite les critères qui ont pesé. Après le test, consultez les élevages référencés et relisez notre méthode de classement.

Source : anses.fr

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